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	<title>Citoyens pour le climat &#8211; Agir maintenant, vivre demain</title>
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	<title>Citoyens pour le climat &#8211; Agir maintenant, vivre demain</title>
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	<item>
		<title>Décryptage climat : l’effet de serre</title>
		<link>https://citoyenspourleclimat.org/decryptage-climat-leffet-de-serre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Vial]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jun 2025 07:16:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’effet de serre, un mécanisme naturel indispensable L’effet de serre, souvent évoqué pour expliquer le changement climatique, joue pourtant un rôle vital.Sans lui, il ferait beaucoup<span class="excerpt-hellip"> […]</span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-effet-de-serre-un-mecanisme-naturel-indispensable">L’effet de serre, un mécanisme naturel indispensable</h3>



<p><strong>L’effet de serre, souvent évoqué pour expliquer le changement climatique, joue pourtant un rôle vital.</strong><strong><br></strong>Sans lui, il ferait beaucoup trop froid sur Terre pour permettre le développement de la vie telle que nous la connaissons.</p>



<p>Alors, comment un mécanisme indispensable à la vie sur Terre est-il devenu une menace pour la survie des espèces ?<br>Pour le comprendre, retour sur les échanges d’énergie entre la Terre et le Soleil.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le climat, une question d’équilibre énergétique</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXct-Xv9OyiJl4L5ppjhkHKOV9u_rSchDWrpMrNFly7h7XR1gyabEWQLEwsOSz5ZlurhfeAL2guCtW0VkUB-RbIaV3wmH8PvXDOWPQfPCjPVWvMyAmHkukcwoeNmHC5orNval9gUaQ?key=N1a7cJYX0OHq4PnAi1i32Q" alt="système-climatique_MF.png" style="width:736px;height:auto"/></figure>
</div>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center"><em>Les cinq composantes du système climatique en interaction : atmosphère, océan, glaces, continents, vivant<strong> </strong>(<a href="https://observatoire-littoral-guyane.fr/wp-content/uploads/2024/09/04-06-2024-09H00-JEREMIE-LEPESQUEUR-SALLE-2.pdf">Météo-France</a>)</em></p>
</blockquote>
</blockquote>



<p><strong>Tout commence avec le Soleil, seule source d’énergie capable de faire fonctionner la « machine climatique ».<br></strong>Chaque jour, la Terre reçoit de l’énergie sous forme de rayonnement solaire.</p>



<p>Une partie de ce rayonnement est immédiatement renvoyée dans l’espace, réfléchie par les nuages, la glace ou la neige (les surfaces claires réfléchissent la lumière).<br>Le reste est absorbé par la surface de la Terre : c’est ce qui la réchauffe.</p>



<p>Mais pour maintenir un climat stable, il faut aussi que la Terre puisse évacuer de l’énergie. Sinon, sa température ne ferait qu’augmenter.<br>Pour cela, la Terre émet de la chaleur vers l’espace, sous forme de rayonnement infrarouge.</p>



<p><strong>Pour que la Terre maintienne une température moyenne stable, elle doit équilibrer ses entrées d’énergie (rayonnement solaire) et ses sorties d’énergie (rayonnement infrarouge).</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un monde sans effet de serre : -18 °C en moyenne</h3>



<p>Sans atmosphère autour de la Terre, tout le rayonnement infrarouge émis par la surface s’échapperait vers l’espace.<br>L’équilibre climatique serait atteint à une température de <strong>-18 °C en moyenne</strong>.</p>



<p>À cette température, la Terre serait un monde glacé, inhabitable pour la majorité des formes de vie que nous connaissons.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’effet de serre : une couverture naturelle</h3>



<p><strong>Tous les gaz présents dans l’atmosphère n’ont pas d’effet de serre.</strong><strong><br></strong>L’atmosphère est majoritairement composée d’azote (78 %) et d’oxygène (21 %), qui n’interagissent pas avec le rayonnement infrarouge.<br>Moins de 1 % de l’atmosphère est constitué de gaz à effet de serre.</p>



<p>Les principaux sont :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>la vapeur d’eau (H₂O)</strong>, responsable d’environ <strong>2/3 de l’effet de serre</strong> ;</li>



<li><strong>le dioxyde de carbone (CO₂)</strong>, environ <strong>20 %</strong> ;</li>



<li><strong>l’ozone (O₃)</strong>, environ <strong>8 %</strong> ;</li>



<li><strong>le méthane (CH₄)</strong> et <strong>le protoxyde d’azote (N₂O)</strong>, environ <strong>6 %</strong>.</li>
</ul>



<p>Heureusement, la Terre possède une atmosphère.<br>Elle contient des nuages et des gaz — comme la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone, le méthane ou le protoxyde d’azote — capables d’absorber une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre.</p>



<p><strong>Ces gaz agissent comme une couverture thermique : ils permettent de garder la chaleur dégagée par la surface de la Terre.</strong><strong><br></strong>Résultat : moins de chaleur s’échappe vers l’espace, et l’équilibre climatique est atteint à une température moyenne d’environ <strong>+15 °C</strong>.</p>



<p><strong>L’effet de serre est donc un mécanisme naturel, indispensable à la vie sur Terre.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="990" src="https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-1-1200x990.jpg" alt="" class="wp-image-1095" style="width:658px;height:auto" srcset="https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-1-1200x990.jpg 1200w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-1-500x412.jpg 500w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-1-300x247.jpg 300w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-1-768x633.jpg 768w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-1-91x75.jpg 91w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-1-480x396.jpg 480w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-1.jpg 1433w" sizes="(max-width:767px) 480px, (max-width:1200px) 100vw, 1200px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Quand la couverture s’épaissit…</h3>



<p><strong>Depuis la révolution industrielle, les activités humaines ont considérablement augmenté la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.</strong></p>



<p>Le dioxyde de carbone (CO₂) en est le principal : il représente environ <strong>3/4 des émissions humaines de GES</strong>.<br>Ces émissions proviennent principalement :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>de la <strong>combustion de combustibles fossiles</strong> (charbon, pétrole, gaz), pour la production d’électricité, l’industrie, les transports, le bâtiment, l’agriculture ;</li>



<li>de la <strong>déforestation</strong> ;</li>



<li>des <strong>changements dans l’utilisation des sols</strong>.</li>
</ul>



<p>Les émissions de CH₄ et de N₂O sont quant à elles directement liées à l’agriculture moderne :<br>le méthane via la riziculture et l’élevage,<br>le protoxyde d’azote via l’utilisation de fumier et d’engrais synthétiques.</p>



<p><strong>Cette augmentation des GES agit comme si l’on épaississait la couverture autour de la Terre.</strong></p>



<p>Résultat : l’atmosphère absorbe davantage de chaleur, et moins d’énergie s’échappe vers l’espace.</p>



<p><strong>L’équilibre énergétique de la Terre est rompu</strong> : les entrées d’énergie sont supérieures aux sorties, et la température globale augmente.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Effet de serre additionnel : le moteur du réchauffement climatique</h3>



<p><strong>Ce dérèglement de l’effet de serre naturel est appelé effet de serre additionnel, ou anthropique.</strong><strong><br></strong>Il est à l’origine du réchauffement climatique global, avec des conséquences sur l’ensemble du système climatique :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>fonte des glaciers,</li>



<li>élévation du niveau de la mer,</li>



<li>vagues de chaleur,</li>



<li>précipitations plus intenses,</li>



<li>augmentation des sécheresses.</li>
</ul>



<p>Ces changements physiques ont à leur tour des impacts sur :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les écosystèmes,</li>



<li>la faune et la flore,</li>



<li>les activités humaines,</li>



<li>la sécurité alimentaire,</li>



<li>les ressources en eau.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Le trou de la couche d’ozone est-il lié au dérèglement de l’effet de serre ?</h3>



<p><strong>Non : ce sont deux phénomènes différents, souvent confondus.</strong></p>



<p>L’ozone (O₃) est un gaz à effet de serre lorsqu’il est présent dans la <strong>basse atmosphère (troposphère)</strong>.<br>Il se forme à partir de polluants émis par les transports, les industries, le chauffage ou la combustion de biomasse, sous l’effet du rayonnement solaire.</p>



<p>Dans ce cas, il contribue à la fois :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>au <strong>réchauffement climatique</strong> (via l’effet de serre),</li>



<li>à la <strong>pollution de l’air</strong> (particules fines, gaz toxiques).</li>
</ul>



<p>Le trou dans la couche d’ozone, en revanche, correspond à une <strong>diminution de la concentration d’ozone dans la haute atmosphère (stratosphère)</strong>.<br>Or cette couche d’ozone est essentielle : elle nous protège des <strong>rayons ultraviolets (UV)</strong> émis par le Soleil, nocifs pour les êtres vivants.</p>



<p>Ce trou est causé par des gaz industriels appelés <strong>CFC</strong> (chlorofluorocarbures), utilisés notamment dans les aérosols et les systèmes de réfrigération, désormais interdits par le <strong>protocole de Montréal (1987)</strong>.<br>Depuis, la couche d’ozone est en voie de reconstitution.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour conclure…</h3>



<p><strong>L’effet de serre est un phénomène naturel essentiel à la vie sur Terre.</strong><strong><br></strong>Mais depuis la révolution industrielle, la dépendance de l’humanité aux énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) a intensifié ce phénomène, entraînant un <strong>réchauffement global aux conséquences multiples</strong>.</p>



<p><strong>Pour limiter ce réchauffement climatique, il est urgent de réduire nos émissions de gaz à effet de serre.</strong><strong><br></strong>Cela passe par :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>sortie des énergies fossiles</strong>,</li>



<li>le développement des <strong>énergies renouvelables</strong>,</li>



<li>l’<strong>efficacité énergétique</strong>,</li>



<li>la <strong>sobriété</strong>.</li>
</ul>



<p>Les solutions techniques et financières existent.<br><strong>Ce qui manque, c’est la volonté de transformer nos modes de vie, nos organisations économiques et sociales.</strong><strong><br></strong>Ce qui manque aussi, c’est une vision désirable de cet autre monde.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>C’est quoi une empreinte carbone?</title>
		<link>https://citoyenspourleclimat.org/c-est-quoi-une-empreinte-carbone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Sanchez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 15:12:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Combien j’émets de CO₂ ? On entend souvent que les émissions annuelles de la France sont de 5 tonnes de CO₂ par personne, mais que l’empreinte<span class="excerpt-hellip"> […]</span></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading" id="h-combien-j-emets-de-co₂">Combien j’émets de CO₂ ?</h3>



<p>On entend souvent que les émissions annuelles de la France sont de <strong>5 tonnes de CO₂ par personne</strong>, mais que l’empreinte carbone d’un Français est de <strong>10 tonnes</strong> en moyenne. <strong>Quelle est la différence ?</strong></p>



<p>Si l’on s’en tient à moi, en tant qu’humain qui respire, ma <strong>respiration émet environ </strong><a href="https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/rechauffement-climatique-respiration-humaine-contribue-t-elle-rechauffement-climatique-14867/"><strong>300 kg de CO₂ par an</strong></a>, soit <strong>3 %</strong> de l’empreinte moyenne d’un Français.<br><br>À cela s’ajoutent les <strong>émissions directes</strong> : celles qui sortent du pot d’échappement de ma voiture, ou des tuyaux de ma chaudière. En moyenne, cela représente <strong>2,6 tonnes de CO₂ par an</strong>.</p>



<p>On est encore loin des 5 ou 10 tonnes.<strong> Alors, d’où vient le reste ?</strong></p>



<p>Pour produire l’électricité que je consomme, des centrales électriques émettent du CO₂.<br>Mais en France, ces émissions sont relativement faibles :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.revolution-energetique.com/guides/quel-est-le-mix-electrique-de-la-france/#jp-carousel-13114"><strong>70 %</strong> de l’électricité est d’origine nucléaire</a></li>



<li>le reste provient en majorité des <strong>énergies renouvelables</strong> (hydroélectricité, éolien, solaire)</li>



<li>les <strong>centrales à combustibles fossiles</strong> ne représentent qu’environ <strong>7 %</strong> de la production</li>
</ul>



<p>Mais mon empreinte ce n’est pas seulement ce que j’émets moi-même, ni ce qui provient de ma consommation personnelle d’énergie, c’est <strong>surtout les émissions qui interviennent pour produire les biens et les services que je consomme</strong>.</p>



<p>Par exemple, <strong>les vêtements que je porte demandent d’émettre 200 kg de CO₂ par an</strong> !<br>La <strong>construction de mon logement</strong>, la <strong>fabrication de tous les objets autour de moi</strong>, le <strong>fonctionnement des datacenters</strong> auxquels j’accède par Internet : <strong>tout cela émet énormément de CO₂</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Combien émet un pays ?</h3>



<p>On pourrait penser qu’en additionnant toutes les <strong>empreintes des habitants d’un pays</strong>, on obtient les <strong>émissions totales du territoire</strong>. <strong>Mais ce n’est pas le cas.</strong></p>



<p>Ce que l’on mesure sur le territoire, ce sont les <strong>émissions produites en France</strong> : véhicules, usines, centrales, etc. Cela donne environ <strong>5 tonnes de CO₂ par personne et par an</strong>.</p>



<p><strong>D’où viennent les 5 tonnes supplémentaires ? De l’étranger.</strong><strong><br></strong>Comme tous les pays industrialisés, la France importe beaucoup :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>vêtements</li>



<li>ordinateurs</li>



<li>matières premières…</li>
</ul>



<p>La <strong>production de ces biens a lieu ailleurs</strong>, mais elle répond à <strong>notre demande</strong>.</p>



<p>Autre exemple : la majorité des <strong>data centers</strong> (pensez à Google, Apple, Microsoft…) sont situés aux <strong>États-Unis</strong>, où l’électricité est <strong>bien moins décarbonée </strong>qu’en France.<br><strong>Notre empreinte numérique inclut donc une part des émissions américaines.</strong></p>



<p><strong>L’empreinte carbone = </strong>émissions sur le territoire <strong>+</strong> émissions importées <strong>–</strong> émissions liées aux exportations</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXd8rqO_cRSsMZnSw_tZn3OK9DiGPOwK9xvr-aa9CX5QnN1Db7zHPFsYThXYCaDUjE0SZwKBtN-7W-MLJfp73PKfzzTEHH-VzUKaimUXOexK6-mRGPYFyzRa_lTGAeGbEHSARx59bg?key=UkiuijtuY63M3-IRbTg-kQ" alt="" style="width:561px;height:auto"/></figure>
</div>


<p></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">Source : Peters et al., 2012, utilisé dans le <a href="https://www.globalcarbonproject.org/carbonbudget/archive/2019/GCP_CarbonBudget_2019.pdf">Rapport 2019 du Global Carbon Budget</a></p>
</blockquote>



<p></p>



<p></p>



<p>En France, les <strong>exportations représentent une faible part</strong> des émissions.<br>Les <strong>5 tonnes supplémentaires</strong> viennent donc principalement des <strong>biens et services importés</strong>.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXdvBjnMSa7rlOBXL0Zrt9rk-SXn4M7NxIr2WQpQdxodDf99D_Q2O5uSFnG_tST9TMxZW_TvyMhL7ULrSKxwCi9ySVPWCopZeAQAkBPBarroNBVNu8ZiO7A1exRvh_3dre_UKITcDw?key=UkiuijtuY63M3-IRbTg-kQ" alt="" style="width:618px;height:auto"/></figure>
</div>


<p></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">   Sources : Ministère de la Transition écologique, 2022 &#8211; <a href="https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/lempreinte-carbone-de-la-france-de-1995-2021">L’empreinte carbone de la France de 1995 à 2021</a><br></p>
</blockquote>



<h3 class="wp-block-heading">Alors, c’est quoi une empreinte carbone ?</h3>



<p>L’empreinte carbone d’un Français, c’est <strong>la moyenne par habitant des émissions liées à la production et l’utilisation des biens et services qu’il consomme</strong>.</p>



<p>On peut l’illustrer avec un objet du quotidien :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un téléphone</li>



<li>un jean</li>



<li>un trajet en avion</li>
</ul>



<p>Chaque objet a son <strong>« poids carbone »</strong>, qui s’additionne aux autres pour former <strong>l’empreinte d’une personne</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Et la respiration, alors ?</h3>



<p>Si vous avez déjà vu une carte des émissions d’une personne, les <strong>300 kg de CO₂ liés à la respiration n’y apparaissent pas</strong>.<br>Pourquoi ?</p>



<p>Parce que le <strong>CO₂ que nous émettons en respirant</strong> a été initialement <strong>absorbé par les plantes</strong>, via la photosynthèse.<br><strong>Une pomme de terre relâche autant de carbone</strong> qu’elle soit <strong>digérée par un humain ou décomposée par des bactéries</strong>.</p>



<p>C’est un <a href="https://www.slate.fr/story/9267/est-ce-que-respirer-contribue-au-rechauffement-climatique"><strong>cycle court du carbone</strong></a> : tout revient rapidement dans l’atmosphère.<br>Ce cycle, naturel et équilibré, <strong>n’est donc pas comptabilisé</strong> dans l’empreinte carbone.</p>



<p>En revanche, <strong>l’agriculture</strong> est bien une <strong>source d’émissions</strong>, mais pour <strong>d’autres raisons</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>engrais</li>



<li>machines</li>



<li>méthane…</li>
</ul>



<p>Cela est bien <strong>pris en compte</strong> dans l’empreinte de notre alimentation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">9 tonnes ou 10 tonnes ?</h3>



<p>L’empreinte carbone moyenne d’un Français est <strong>en baisse</strong> : elle est passée de <strong>plus de 11 tonnes en 1995</strong> à <strong>environ 9 tonnes en 2020</strong>.</p>



<p>Mais il est plus réaliste de parler de <strong>10 tonnes</strong>.<br>Cette tonne supplémentaire est un <a href="https://www.carbone4.com/analyse-myco2-empreinte-carbone-moyenne-2021"><strong>ajustement introduit par le Shift Project</strong></a>, qui prend en compte :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les <strong>traînées de condensation des avions</strong>, au fort pouvoir de réchauffement</li>



<li>certains <strong>gaz oubliés</strong></li>



<li>et la <strong>déforestation importée</strong>, qui n’apparaît pas dans les chiffres officiels</li>
</ul>



<p>Selon les sources, <strong>l’empreinte carbone varie donc entre 9 et 10 tonnes</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXdqg90_6wdFyqJTB7Fr75rO9pQfDpcvT7MJ1DcOYiha9gAs4Ev74MkiXGx9T8cYs5JHuA5ZS1XDxV3w3z6l3EDutQY9OUPQikCWiU6P9dvbvKIFYzD7YJooToWJ2EkY9qm11iRv?key=UkiuijtuY63M3-IRbTg-kQ" alt="" style="width:756px;height:auto"/></figure>
</div>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">Source : <a href="https://www.carbone4.com/analyse-myco2-empreinte-carbone-moyenne-2021">Carbone 4 – Analyse de l’empreinte carbone moyenne des Français en 2021 (MyCO2)</a></p>
</blockquote>



<h3 class="wp-block-heading">Et vous ?</h3>



<p><strong>10 tonnes, c’est la moyenne.</strong><strong><br></strong>Mais <strong>l’empreinte varie beaucoup selon le niveau de vie</strong>.<br>En général : <strong>plus on consomme, plus on émet.</strong></p>



<p>Peu importe votre point de départ : <strong>il est souvent possible de diviser son empreinte par deux avec les bons leviers.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin : calculez votre empreinte</h3>



<p>Empreinte personnelle :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://nosgestesclimat.fr">Nos Gestes Climat</a></li>



<li><a href="https://myco2emission.com">MyCO2emission</a></li>



<li><a href="https://www.myco2.com/calcul-empreinte-carbone-individuelle">MyCO2, Carbone 4</a></li>
</ul>



<p class="has-text-align-left">Empreinte d’un objet ou service :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://impactco2.fr">Impact CO</a></li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://citoyenspourleclimat.org/c-est-quoi-une-empreinte-carbone/">C’est quoi une empreinte carbone?</a> est apparu en premier sur <a href="https://citoyenspourleclimat.org">Citoyens pour le climat - Agir maintenant, vivre demain</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’évolution de la température : quelques degrés qui changent tout</title>
		<link>https://citoyenspourleclimat.org/levolution-de-la-temperature-quelques-degres-qui-changent-tout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Amélie Simon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 23:29:55 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://citoyenspourleclimat.org/?p=1099</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis la révolution industrielle, la Terre se réchauffe. Et ce réchauffement n’a rien d’anodin : il est rapide, global, et provoqué par l’activité humaine. C’est l’un<span class="excerpt-hellip"> […]</span></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis la révolution industrielle, la Terre se réchauffe. Et ce réchauffement n’a rien d’anodin : il est rapide, global, et provoqué par l’activité humaine. C’est l’un des signes les plus clairs du dérèglement climatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-1-1-c-en-moyenne-mais-deja-1-5-c-sur-une-annee">+1,1 °C en moyenne&#8230; mais déjà +1,5 °C sur une année</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXe8D1zQEjigk581YVa9EcotfC6bwE4KC03vSx1grTGoU_gOMB9jYnGMHqzt1LBLB_MEpISKR1ECCztBQsGOpmIrQ32ennbAeGtKBfAQEK01frTQJJpKNsO7qahUV7ydnkZ97eCq?key=6Z7TOX5RciylRFMMSr8OiQ" alt="" style="width:710px;height:auto"/></figure>
</div>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center"><em>Source : GIEC 2019 / <a href="https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/sites/2/2019/09/IPCC-Special-Report-1.5-SPM_fr.pdf">Rapport spécial du GIEC sur le réchauffement planétaire de 1,5 °C</a></em></p>
</blockquote>



<p>La température moyenne à la surface de la Terre a augmenté d’environ +1,1 °C depuis 1750, après près de 2 000 ans de stabilité. Ce chiffre tient compte des océans, qui se réchauffent plus lentement que les continents, ce qui atténue la moyenne globale.</p>



<p>Mais cette hausse s’accélère. En 2024, <a href="https://wmo.int/news/media-centre/wmo-confirms-2024-warmest-year-record-about-155degc-above-pre-industrial-level">la température mondiale moyenne annuelle a atteint +1,55 °C</a> au-dessus des niveaux préindustriels, selon le programme Copernicus et la NASA.<br>Cela ne signifie pas que la limite de +1,5 °C fixée par l’Accord de Paris est franchie de façon permanente (elle s’applique sur une moyenne pluriannuelle), mais cela montre à quel point nous en sommes proches.</p>



<p>Sur les continents, le réchauffement est encore plus marqué. À Paris, les relevés de la station Montsouris montrent <a href="https://www.apc-paris.com/changement-climatique/climat-a-paris/connaitre-levolution-du-climat-a-paris-et-ses-consequences/#:~:text=Une%20augmentation%20de%202%2C3,la%20fin%20du%2019%E1%B5%89%20si%C3%A8cle&amp;text=Le%20r%C3%A9chauffement%20observ%C3%A9%20%C3%A0%20la,deuxi%C3%A8me%20moiti%C3%A9%20du%20XXe%20si%C3%A8cle.">une hausse de <strong>+2,3 °C depuis la fin du XIXᵉ siècle</strong></a>, avec une nette accélération ces dernières décennies. Et ce n’est pas un cas isolé : la température moyenne sur les terres émergées a augmenté d’environ 1,6 °C.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-rechauffement-inegal-selon-les-regions">Un réchauffement inégal selon les régions</h3>



<p>Le réchauffement ne touche pas toutes les zones de la planète de la même manière. Les pôles, par exemple, se réchauffent deux à trois fois plus vite que la moyenne mondiale. Les régions méditerranéennes, elles, sont déjà soumises à un climat plus sec et plus chaud.</p>



<p>Cette inégalité d’impact rend les populations et les écosystèmes plus vulnérables dans certaines régions, et complique les réponses à apporter.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-a-5-c-pres-une-autre-planete">À 5 °C près : une autre planète</h3>



<p>Pour mieux mesurer ce que représente un changement de quelques degrés à l’échelle du globe, il suffit de regarder dans le rétroviseur. Il y a 20 000 ans, lors du dernier maximum glaciaire (période la plus froide du dernier âge glaciaire), la température moyenne mondiale était inférieure de 5 °C à celle d’aujourd’hui.</p>



<p>Résultat :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le niveau des mers était plus bas de 120 mètres,</li>



<li>L’Europe du Nord était recouverte de glace,</li>



<li>Et la Manche pouvait se traverser à pied.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter"><img decoding="async" src="https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXdnjgZFIXUenEU8XWFfMSfildpJKDeITTUvcjgwR5UQlMOjc1y7d0l4OqJPkwVcCgUBQBGrjkYzDkuqSlanLXCWrFNHPE-IvXdjRW4IO8o_2iqh1IK7S5-uYeMffbYE5uHwZAEr4g?key=6Z7TOX5RciylRFMMSr8OiQ" alt=""/></figure>
</div>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center"><em>Source : Wikipédia / <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Derni%C3%A8re_p%C3%A9riode_glaciaire">Dernière période glaciaire</a></em></p>
</blockquote>



<p>Les groupes humains ont dû se replier vers les côtes méditerranéennes, et les paysages étaient méconnaissables.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-rapidite-du-changement-le-vrai-probleme">La rapidité du changement : le vrai problème</h3>



<p>Dans l’histoire de la Terre, il y a toujours eu des périodes froides (glaciaires) et chaudes (interglaciaires). Mais ces cycles se déroulaient sur des milliers, voire des dizaines de milliers d’années. Aujourd’hui, la hausse de température est beaucoup plus rapide : +1,1 °C en un peu plus d’un siècle, avec un pic à +1,55 °C en 2024.</p>



<p>Ce n’est pas seulement la température finale qui compte, c’est la vitesse du changement. Les écosystèmes n’ont pas le temps de s’adapter. Les sociétés humaines non plus.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-et-si-on-atteignait-5-c">Et si on atteignait +5 °C ?</h3>



<p>Certains scénarios extrêmes du GIEC montrent qu’en l’absence d’action climatique forte, <a href="https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/downloads/report/IPCC_AR6_WGI_SPM_final.pdf">la température mondiale pourrait grimper de plus de 4 °C d’ici la fin du siècle</a>. Pas besoin d’aller jusqu’à 120 mètres de montée des eaux pour comprendre que les impacts seraient massifs :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>déstabilisation des cycles de l’eau,</li>



<li>multiplication des événements extrêmes,</li>



<li>perte de biodiversité,</li>



<li>migrations forcées…</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXd2pTdMh_R-p6cGekMvqbAdz77vrJ519_f8p3i6sy9Kxcff8OkMOooY2-sfIogG_6GOuYvyYGqBNX-BV1afaU4pnx4QKFlh4e1R0ILTQK6KlQeQXR47Ndog7IEN3E19037sMTzplw?key=6Z7TOX5RciylRFMMSr8OiQ" alt="" style="width:732px;height:auto"/></figure>
</div>


<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>Source : BonPote 2023 / <a href="https://bonpote.com/les-infographies-du-6eme-rapport-du-giec/">Les infographies du 6ᵉ rapport du GIEC</a></em></p>
</blockquote>



<p><strong>Bref, quelques degrés suffisent à transformer profondément notre monde.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://citoyenspourleclimat.org/levolution-de-la-temperature-quelques-degres-qui-changent-tout/">L’évolution de la température : quelques degrés qui changent tout</a> est apparu en premier sur <a href="https://citoyenspourleclimat.org">Citoyens pour le climat - Agir maintenant, vivre demain</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La dépendance aux énergies fossiles</title>
		<link>https://citoyenspourleclimat.org/la-dependance-aux-energies-fossiles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Amélie Simon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 20:54:48 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://citoyenspourleclimat.org/?p=1119</guid>

					<description><![CDATA[<p>« La science montre à présent avec 95 % de certitude que depuis le milieu du XXe siècle, l’activité humaine est la cause principale du réchauffement<span class="excerpt-hellip"> […]</span></p>
<p>L’article <a href="https://citoyenspourleclimat.org/la-dependance-aux-energies-fossiles/">La dépendance aux énergies fossiles</a> est apparu en premier sur <a href="https://citoyenspourleclimat.org">Citoyens pour le climat - Agir maintenant, vivre demain</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center"><strong>« La science montre à présent avec 95 % de certitude que depuis le milieu du XXe siècle, l’activité humaine est la cause principale du réchauffement observé. »<br></strong><a href="https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/SYR_AR5_FINAL_full_fr.pdf"><em>GIEC, 5e rapport d’évaluation</em></a></p>



<p>Depuis la révolution industrielle, nos sociétés ont connu un développement fulgurant, porté par les avancées technologiques et l’explosion de l’accès à l’énergie. À la base de cette transformation : les énergies fossiles. Charbon, pétrole, gaz… Ces ressources ont permis d’alimenter les usines, de chauffer les bâtiments, de propulser nos moyens de transport : <strong>de la voiture individuelle aux cargos, en passant par les avions et les trains</strong>. Et aujourd’hui encore, <strong>notre système énergétique mondial reste largement structuré autour de ces sources d’énergie</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-qu-est-ce-qu-une-energie-fossile">Qu’est-ce qu’une énergie fossile ?</h3>



<p>Les énergies fossiles (ou combustibles fossiles) sont issues de la décomposition de matières organiques (plantes, micro-organismes, animaux) enfouies sous terre pendant des millions d’années. Sous l’effet de la pression et de la chaleur, elles se sont transformées en charbon, pétrole ou gaz naturel.</p>



<p>Ces ressources concentrent une grande quantité d’énergie dans un faible volume, se transportent facilement et sont relativement simples à exploiter grâce aux technologies modernes. C’est ce qui en a fait, historiquement, des piliers du développement industriel et économique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-dependance-massive">Une dépendance massive</h3>



<p>Aujourd’hui, <strong>près de 80 % de l’énergie consommée dans le monde provient encore des énergies fossiles</strong><em> (<a href="https://iea.blob.core.windows.net/assets/52f66a88-0b63-4ad2-94a5-29d36e864b82/KeyWorldEnergyStatistics2021.pdf">chiffres AIE, 2021</a>)</em> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>31 % pour le pétrole,</li>



<li>27 % pour le charbon,</li>



<li>23 % pour le gaz naturel.</li>
</ul>



<p>Et cette consommation ne cesse de croître. En 2021, la demande énergétique mondiale a atteint <a href="https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-energie/11-international"><strong>171 650 TWh</strong></a>, soit <strong>le double</strong> de celle de 1980. Cette trajectoire, en plus d’être incompatible avec les objectifs climatiques, <strong>rend nos économies vulnérables</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-climat-le-coeur-du-probleme">Climat : le cœur du problème</h3>



<p>Pour exploiter l’énergie contenue dans ces combustibles, il faut les <strong>brûler</strong>. Cette combustion libère du <strong>dioxyde de carbone (CO₂)</strong>, principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique. Chaque litre d’essence ou kilo de charbon brûlé ajoute du CO₂ dans l’atmosphère, <strong>accentuant l’effet de serre</strong>. Aujourd’hui, les énergies fossiles sont à l’origine de l’essentiel des émissions mondiales de CO₂.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-sous-tension">Un modèle sous tension</h3>



<p>Notre dépendance aux énergies fossiles <strong>expose aussi nos sociétés à des chocs économiques et géopolitiques</strong>. La pandémie de Covid-19 puis la guerre en Ukraine ont entraîné une flambée des prix de l’énergie. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_%C3%A9nerg%C3%A9tique_mondiale_de_2021-2023">Entre 2021 et 2022, les coûts ont bondi de <strong>18 %</strong> en moyenne.</a></p>



<p>Cette crise énergétique mondiale a révélé deux vulnérabilités majeures :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>des prix instables et souvent élevés,</li>



<li>des risques sur la <strong>sécurité de l’approvisionnement</strong>.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-pic-petrolier-une-echeance-qui-se-rapproche">Le pic pétrolier : une échéance qui se rapproche</h3>



<p>Selon l’Agence internationale de l’énergie <em>(<a href="https://www.iea.org/news/slowing-demand-growth-and-surging-supply-put-global-oil-markets-on-course-for-major-surplus-this-decade">AIE</a>)</em>, la demande mondiale de pétrole pourrait atteindre un maximum <strong>avant 2030</strong>, plus tôt qu’anticipé. Du côté de l’offre, les nouvelles sont tout aussi préoccupantes : d’après le <a href="https://theshiftproject.org/en/publications/oil-supply-europe/">Shift Project</a>, la production des pays fournisseurs de l’Union européenne pourrait baisser de <strong>10 à 20 % d’ici 2035</strong> par rapport à 2019.</p>



<p>En résumé, <strong>l’épuisement progressif des ressources fossiles</strong> n’est plus un risque lointain : c’est une contrainte qui s’impose de plus en plus vite.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sortir-des-fossiles-un-imperatif-climatique-economique-et-geopolitique">Sortir des fossiles : un impératif climatique, économique et géopolitique</h3>



<p>Réduire notre dépendance aux énergies fossiles n’est plus seulement une affaire de climat. C’est aussi une question <strong>d’anticipation</strong>, <strong>de résilience</strong> et <strong>de souveraineté énergétique</strong>.<br>Le système actuel est à bout de souffle.<br>Les alternatives existent.<br>Et le temps presse.</p>
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		<title>Les facteurs d’émission : convertir l’activité en impact</title>
		<link>https://citoyenspourleclimat.org/les-facteurs-demission-convertir-lactivite-en-impact/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Amélie Simon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 20:52:10 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://citoyenspourleclimat.org/?p=1118</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment traduire une activité humaine, comme parcourir un kilomètre en voiture ou acheter un ordinateur, en émissions de gaz à effet de serre ? C’est tout<span class="excerpt-hellip"> […]</span></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Comment traduire une activité humaine, comme parcourir un kilomètre en voiture ou acheter un ordinateur, en émissions de gaz à effet de serre ? C’est tout l’objectif des <strong>facteurs d’émission</strong> : des coefficients qui permettent de convertir une donnée d’activité en émissions de CO2 équivalent (CO2e).</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-outil-cle-pour-la-mesure-carbone">Un outil clé pour la mesure carbone</h3>



<p class="text-justify"><p>Un <strong>facteur d’émission</strong> exprime la quantité de gaz à effet de serre émise par unité d’activité : par exemple, en kgCO2e par kilowattheure consommé, par litre de carburant utilisé ou par euro dépensé. Il est indispensable pour réaliser un bilan carbone ou une analyse du cycle de vie (ACV), et permet d’estimer les impacts d’une activité sur le climat.</p>



<p>Toutes les émissions ne se valent pas : certains gaz comme le méthane (CH4) ou le protoxyde d’azote (N2O) ont un pouvoir de réchauffement bien supérieur au CO2. Pour comparer ces émissions entre elles, on utilise le <strong>PRG</strong> (potentiel de réchauffement global) qui permet d’exprimer chaque gaz en équivalent CO2.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-deux-types-de-facteurs-d-emission">Deux types de facteurs d’émission</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Facteur physique</strong> : lié à un flux physique (kWh, litres, tonnes&#8230;). C’est l’approche la plus précise, recommandée dès que les données sont disponibles.</li>



<li><strong>Facteur monétaire</strong> : utilisé quand aucune donnée physique n’est accessible. Il exprime les émissions par euro dépensé, en kgCO2e/€. Moins précis, mais utile pour les postes comme les services ou les achats indirects.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-bases-de-donnees-de-reference">Des bases de données de référence</h3>



<p>Les facteurs d’émission sont publiés dans de grandes bases de données, généralistes ou spécialisées selon les secteurs d&rsquo;activité :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>En France, <strong>l’ADEME</strong> propose la <a href="https://base-empreinte.ademe.fr"><strong>Base Empreinte®</strong></a>, qui regroupe plus de 5 000 facteurs issus des anciennes bases IMPACTS® et Carbone®. Elle intègre progressivement des données issues de la base <strong>Ecoinvent®</strong>, référence internationale en ACV.</li>



<li>Pour les secteurs spécifiques, des bases dédiées existent : <a href="https://agribalyse.ademe.fr"><strong>AGRIBALYSE®</strong></a> pour l’agroalimentaire, <a href="https://base-inies.fr/consultation/tableau-de-bord"><strong>INIES</strong></a> pour le bâtiment et les matériaux de construction.</li>



<li>À l’international, <strong>Exiobase®</strong> et <strong>Ecoinvent®</strong> restent des standards largement utilisés, bien que majoritairement payants.</li>
</ul>



<p>La qualité des données varie selon les sources, l&rsquo;année, la méthodologie ou le niveau de spécificité sectorielle. Il est donc essentiel de <strong>documenter l&rsquo;origine, les hypothèses et les limites</strong> du facteur utilisé.</p>



<p><strong>Exemple concret</strong> : pour une voiture thermique consommant 6 litres de carburant aux 100 km, le facteur d’émission standard de l’ADEME (Base Empreinte®) est d’environ <strong>2,7 kgCO2e/litre de SP95</strong>. Parcourir 100 km émet donc environ <strong>16,2 kgCO2e</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter"><img decoding="async" src="https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXfaz15ibsOPBpqsDQ3-JZcRN6p9pYS3Lg9Ujgyf-WAGzNkdFxnw4VMxdhj6EGHFYJxkf08xbJzKxh9gspLCBcbV1T21M_g9Dm4Kjf_kUj-6SFN78QDphOQcO097YmdmONBhCz4UPg?key=yixHa8Y0YPOX6c_687WjXw" alt=""/></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center"><em>Source : <a href="https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/empreinte-carbone-calcul-par-analyse-en-cycle-de-vie-ou-approche-macro-economique">SDES 2023</a></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-comment-sont-ils-calcules">Comment sont-ils calculés ?</h3>



<p>Les facteurs d’émission sont issus de différentes méthodes de calcul :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Analyses de cycle de vie (ACV)</strong>,</li>



<li><strong>Inventaires nationaux</strong> (comme ceux transmis au GIEC),</li>



<li><strong>Données empiriques</strong> ou statistiques sectorielles,</li>



<li><strong>Modélisations scientifiques</strong>.</li>
</ul>



<p>Chaque méthode présente un niveau d&rsquo;incertitude : modèles imparfaits, données obsolètes, approximations ou erreurs de mesure. D’où l’importance de <strong>connaître les limites</strong> des données utilisées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-bon-facteur-au-bon-endroit">Le bon facteur, au bon endroit</h3>



<p>Choisir le bon facteur d’émission, c’est garantir la fiabilité de son calcul carbone.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Dès que possible, <strong>privilégier les données physiques</strong>.</li>



<li>Utiliser les bases reconnues et <strong>documenter ses hypothèses</strong>.</li>



<li>Garder en tête que <strong>la précision ne doit pas ralentir l’action</strong> : mieux vaut un calcul imparfait mais utilisé, qu’une estimation parfaite mais inutilisée.</li>
</ul>



<p><strong>Les facteurs d’émission sont des passerelles entre l’activité et son impact.</strong> Bien les choisir, c’est rendre visibles les leviers de transformation.</p>
<p>L’article <a href="https://citoyenspourleclimat.org/les-facteurs-demission-convertir-lactivite-en-impact/">Les facteurs d’émission : convertir l’activité en impact</a> est apparu en premier sur <a href="https://citoyenspourleclimat.org">Citoyens pour le climat - Agir maintenant, vivre demain</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Qu’est-ce qu’un gaz à effet de serre ?</title>
		<link>https://citoyenspourleclimat.org/quest-ce-quun-gaz-a-effet-de-serre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Amélie Simon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 20:48:23 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://citoyenspourleclimat.org/?p=1109</guid>

					<description><![CDATA[<p>On parle souvent des gaz à effet de serre quand on évoque le changement climatique. Mais que sont-ils exactement ? Comment agissent-ils ? Et pourquoi certains<span class="excerpt-hellip"> […]</span></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>On parle souvent des gaz à effet de serre quand on évoque le changement climatique. Mais que sont-ils exactement ? Comment agissent-ils ? Et pourquoi certains sont-ils plus problématiques que d’autres ? Voici les bases pour mieux comprendre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-gaz-a-effet-de-serre-c-est-quoi">Un gaz à effet de serre, c’est quoi ?</h3>



<p>Un <strong>gaz à effet de serre</strong> (ou GES) est un gaz présent dans l’atmosphère capable d’<strong>absorber une partie du rayonnement infrarouge</strong> émis par la surface de la Terre. Autrement dit, il piège la chaleur, empêchant une partie de l’énergie de repartir vers l’espace. C’est ce mécanisme qui contribue à l’<strong>effet de serre</strong>.</p>



<p>Tous les gaz ne peuvent pas jouer ce rôle. Il faut que la molécule contienne <strong>au moins trois atomes</strong>, ou deux atomes différents, pour pouvoir interagir avec le rayonnement infrarouge. C’est le cas du CO₂ (dioxyde de carbone), du CH₄ (méthane), du N₂O (protoxyde d’azote), ou encore de certains gaz industriels.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-tous-les-ges-n-ont-pas-le-meme-impact">Tous les GES n’ont pas le même impact</h3>



<p>Pour évaluer l’influence d’un gaz sur le climat, on utilise un indicateur appelé <strong>Pouvoir de Réchauffement Global (PRG)</strong>. Il permet de comparer l’effet d’un gaz donné à celui du CO₂, sur une période de 100 ans. Voici quelques repères :</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>Gaz</strong></td><td><strong>PRG (sur 100 ans)</strong></td></tr><tr><td>Dioxyde de carbone (CO₂)</td><td>1</td></tr><tr><td>Méthane (CH₄)</td><td>28</td></tr><tr><td>Protoxyde d’azote (N₂O)</td><td>273</td></tr><tr><td>Hexafluorure de soufre (SF₆)</td><td>25 200</td></tr></tbody></table></figure>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center"><em>Source : GIEC 2021 / <a href="https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/downloads/report/IPCC_AR6_WGI_Full_Report.pdf">AR6 WGI – Tableau 7.SM.7</a></em></p>
</blockquote>



<p>Un kilo de méthane a donc un impact climatique environ <strong>28 fois plus important</strong> qu’un kilo de CO₂.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-gaz-naturels-et-gaz-de-synthese">Gaz naturels et gaz de synthèse</h3>



<p>La plupart des GES sont <strong>d’origine naturelle</strong>. La <strong>vapeur d’eau</strong> et le <strong>dioxyde de carbone</strong> sont les deux principaux gaz responsables de l’effet de serre tel qu’il existe depuis des millions d’années. On y trouve aussi le méthane (CH₄), l’ozone (O₃) et le protoxyde d’azote (N₂O), naturellement présents en faible quantité dans l’atmosphère.</p>



<p>Mais l’activité humaine a aussi introduit dans l’atmosphère des <strong>gaz dits de synthèse</strong>, <strong>entièrement fabriqués par l’industrie</strong>. Les <strong>halocarbures</strong>, par exemple, sont utilisés dans les systèmes de réfrigération, les aérosols ou certaines applications électroniques. Très puissants, ils <strong>absorbent fortement les infrarouges</strong> et peuvent <strong>persister plusieurs siècles </strong>dans l’atmosphère. Leur impact climatique est donc très élevé, même à faible concentration.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-qui-contribue-vraiment-a-l-effet-de-serre-actuel">Qui contribue vraiment à l’effet de serre actuel ?</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="1118" height="778" src="https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-2.jpg" alt="" class="wp-image-1112" style="width:546px;height:auto" srcset="https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-2.jpg 1118w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-2-500x348.jpg 500w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-2-300x209.jpg 300w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-2-768x534.jpg 768w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-2-108x75.jpg 108w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-2-480x334.jpg 480w" sizes="(max-width:767px) 480px, (max-width:1118px) 100vw, 1118px" /></figure>
</div>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center"><em>Source : Le Lopin de Serre / <a href="https://lelopindeserre.fr/vapeur-deau-premier-gaz-a-effet-de-serre/">Vapeur d’eau : premier gaz à effet de serre</a></em></p>
</blockquote>



<p>Tous les gaz à effet de serre n’ont pas le même rôle dans le réchauffement climatique. La <strong>vapeur d’eau</strong> est le gaz qui contribue le plus à l’effet de serre naturel, mais <strong>les activités humaines n’en modifient pas directement la quantité à l’échelle globale</strong>. Elle a une <strong>durée de vie très courte dans l’atmosphère</strong> (quelques jours), et son niveau dépend principalement de la température ambiante : plus il fait chaud, plus l’air peut contenir de vapeur d’eau.</p>



<p>Cela dit, <strong>certaines émissions humaines</strong>, comme celles issues de la <strong>combustion industrielle</strong> ou des <strong>traînées de condensation des avions</strong>, peuvent <strong>modifier localement la teneur en vapeur d’eau</strong> ou influencer la formation de nuages. Ce sont des phénomènes encore <strong>en cours d’étude</strong>, et leur rôle exact dans le réchauffement climatique <strong>reste à mieux quantifier</strong>.</p>



<p>À l’inverse, le <strong>dioxyde de carbone</strong> a un effet global, durable, et <strong>s’accumule dans l’atmosphère pendant plus d’un siècle</strong>. C’est lui qui est aujourd’hui le principal moteur du changement climatique causé par l’homme.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-infime-part-de-l-atmosphere-mais-un-role-immense">Une infime part de l’atmosphère, mais un rôle immense</h3>



<p>Les gaz à effet de serre ne représentent qu’une <strong>fraction minuscule de l’atmosphère</strong>.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>78 % de diazote (N₂),</li>



<li>21 % de dioxygène (O₂),</li>



<li>et seulement <strong>0,04 % de dioxyde de carbone (CO₂)</strong>.</li>
</ul>



<p>Et pourtant, <strong>cette infime part suffit à déséquilibrer le climat mondial</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="1200" height="644" src="https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-3-1200x644.jpg" alt="" class="wp-image-1113" style="width:698px;height:auto" srcset="https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-3-1200x644.jpg 1200w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-3-500x268.jpg 500w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-3-300x161.jpg 300w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-3-768x412.jpg 768w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-3-1536x824.jpg 1536w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-3-140x75.jpg 140w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-3-480x257.jpg 480w, https://citoyenspourleclimat.org/wp-content/uploads/2025/06/image-3.jpg 1585w" sizes="(max-width:767px) 480px, (max-width:1200px) 100vw, 1200px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center"><em>Source : Maxicours / <a href="https://www.maxicours.com/se/cours/l-effet-de-serre/">Cours « L’effet de serre »</a></em></p>



<p>C’est un peu comme le cyanure : <strong>quelques milligrammes dans une assiette suffisent à mettre la vie en danger</strong>. Avec le CO₂, <strong>pas besoin d’une grande proportion pour provoquer un impact majeur</strong>. Et cette accumulation est bien réelle : depuis l’ère préindustrielle, <strong>la concentration de CO₂ dans l’atmosphère a augmenté de plus de 50 %</strong>, une <strong>évolution extrêmement rapide à l’échelle géologique</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-comment-le-sait-on">Comment le sait-on ?</h3>



<p>Depuis 1958, la concentration de CO₂ est mesurée en continu à la station de <strong>Mauna Loa</strong>, à Hawaï. Pour remonter plus loin dans le temps, les scientifiques analysent les <strong>bulles d’air piégées dans les carottes de glace</strong>, extraites notamment en Antarctique. Ces données permettent de reconstituer l’évolution de la composition de l’atmosphère sur des centaines de milliers d’années.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXdqO7zi105zjrCSuM2p-Aq4ENaN9yjLerDKC3MbElaYcK12vYlw2gMy-mjKFSLVZ7zEwlToArhw-N1Ud-UFw7aVpThKrgaJqFlTcm4I1NrmYm0uXKhUaag1NgPebM5ljCcAniiJ?key=Flsw1eK7nIZlYHqi2AcyDA" alt="" style="width:704px;height:auto"/></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center"><em>Source : NosGestesClimat / <a href="https://nosgestesclimat.fr/blog/environnement/definition-empreinte-carbone">Définition de l’empreinte carbone</a></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-en-resume">En résumé</h3>



<p>Les gaz à effet de serre sont au cœur du fonctionnement du climat terrestre. S’ils sont naturels pour la plupart, <strong>leur accumulation liée aux activités humaines perturbe l’équilibre</strong> du système climatique. Et même présents en faible proportion, ces gaz peuvent profondément <strong>modifier l’équilibre climatique</strong>. Agir sur leurs émissions, c’est agir sur les causes du dérèglement climatique.</p>



<p></p>
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		<title>La comptabilité carbone : mesurer pour agir</title>
		<link>https://citoyenspourleclimat.org/la-comptabilite-carbone-mesurer-pour-agir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Amélie Simon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 23:33:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« On ne peut améliorer que ce que l&#8217;on mesure. » Dans la lutte contre le réchauffement climatique, cette maxime prend tout son sens. La comptabilité carbone s’impose<span class="excerpt-hellip"> […]</span></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>« On ne peut améliorer que ce que l&rsquo;on mesure. »</strong> Dans la lutte contre le réchauffement climatique, cette maxime prend tout son sens. La comptabilité carbone s’impose aujourd’hui comme un outil clé pour identifier, quantifier et piloter les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées aux activités humaines. Entreprises, collectivités, États… tous les acteurs ont un rôle à jouer, et cela commence par faire les comptes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-quoi-parle-t-on">De quoi parle-t-on ?</h3>



<p>La comptabilité carbone consiste à mesurer l&rsquo;ensemble des émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à une activité, un produit, un territoire ou une organisation. On les exprime en <strong>kilogrammes de CO2 équivalent (kgCO2e)</strong>, une unité qui permet de regrouper l’impact de différents gaz (CO2, méthane, protoxyde d’azote, etc.) sous une même mesure.</p>



<p>Cette démarche suit des méthodes rigoureuses et reconnues, comparables aux standards de la comptabilité financière. Elle vise à fournir une photographie aussi fiable que possible des émissions réelles. Pour être pertinente, elle doit prendre en compte l’ensemble de la chaîne de valeur : de l’extraction des matières premières à la fin de vie d’un produit.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-mesurer-ses-emissions">Pourquoi mesurer ses émissions ?</h3>



<p>La comptabilité carbone ne se résume pas à un exercice technique : c’est un <strong>outil stratégique</strong> pour comprendre, piloter et transformer les activités humaines face à l’urgence climatique. Elle permet à la fois de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Hiérarchiser les postes d’émissions</strong> pour cibler les efforts de réduction,</li>



<li><strong>Suivre les évolutions dans le temps</strong> et mesurer les progrès réalisés,</li>



<li><strong>Établir un diagnostic précis</strong>, base d’un plan d’action crédible et chiffré,</li>



<li><strong>Adapter les chaînes de valeur</strong> et ajuster les modèles d’affaires,</li>



<li><strong>Mobiliser les parties prenantes</strong> autour d’objectifs partagés.</li>
</ul>



<p>Elle est aussi une obligation légale dans plusieurs cas :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>En France, un <strong>bilan GES</strong> est requis tous les 4 ans pour les entreprises de plus de 500 salariés (250 en outre-mer), et tous les 3 ans pour les collectivités de plus de 50 000 habitants ou les établissements publics de plus de 250 agents.</li>



<li>Depuis 2023, ce bilan doit intégrer le <strong>scope 3</strong>, soit les émissions indirectes significatives issues de la chaîne de valeur (c’est-à-dire les <strong>émissions non contrôlées directement</strong> par l’entreprise). Par exemple, les émissions de GES liées aux déplacements des salariés font partie du scope 3.</li>



<li>La <strong>directive européenne CSRD</strong>, entrée en vigueur en 2023, impose aux grandes entreprises (plus de 250 salariés, ou >50 M€ de chiffre d&rsquo;affaires, ou >25 M€ de bilan) de publier des données vérifiées sur leur durabilité, dont leur empreinte carbone. Cette obligation s&rsquo;appliquera progressivement à partir de 2025, avec une première publication en 2026 pour les entreprises nouvellement concernées. Une révision des seuils à 1 000 salariés est actuellement à l’étude au niveau européen.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quels-outils-et-quelles-methodes">Quels outils et quelles méthodes ?</h3>



<p>Plusieurs référentiels structurent la comptabilité carbone. Les plus utilisés aujourd’hui sont :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le GHG Protocol</strong> (1998) : standard international, il classe les émissions selon trois scopes :
<ul class="wp-block-list">
<li>Scope 1 : émissions directes,</li>



<li>Scope 2 : émissions indirectes liées à l’énergie,</li>



<li>Scope 3 : autres émissions indirectes tout au long de la chaîne de valeur.</li>
</ul>
</li>



<li><strong>Le Bilan GES (BEGES)</strong> : cadre légal français, aligné avec le GHG Protocol.</li>



<li><strong>Le Bilan Carbone®</strong> : méthode historique développée par l’ADEME et aujourd’hui pilotée par l’Association pour la transition Bas Carbone (ABC).</li>
</ul>



<p>Tous reposent sur des principes communs : exactitude, cohérence, exhaustivité, transparence. Ils permettent une lecture comparable des émissions, indispensable pour orienter l’action.Face aux enjeux climatiques, <strong>mesurer ses émissions devient un levier de transformation</strong> économique, réglementaire et sociétale.</p>
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		<title>Planter des arbres : une solution, mais pas la solution magique</title>
		<link>https://citoyenspourleclimat.org/articles-planter-des-arbres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Sanchez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 20:50:31 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://citoyenspourleclimat.org/?p=1026</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une idée courante On entend souvent parler de planter des arbres comme solution pour compenser nos émissions de CO2. Bien que les arbres captent en effet<span class="excerpt-hellip"> […]</span></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-idee-courante">Une idée courante</h3>



<p>On entend souvent parler de planter des arbres comme solution pour compenser nos émissions de CO<sub>2</sub>. Bien que les arbres captent en effet une partie de nos émissions, imaginer que ce serait suffisant pour capter les émissions liées à notre mode vie est très éloigné de la réalité.</p>



<p>Certaines industries, notamment le secteur aérien, ont popularisé l’idée qu’on pouvait compenser ses émissions de CO<sub>2</sub>&nbsp;en plantant des arbres. C’est une forme de communication biaisée, qui détourne l’attention des véritables actions à mener pour réduire les émissions. On vous explique pourquoi.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-arbre-capte-du-co-2-mais">Un arbre capte du CO<sub>2</sub>, mais…</h3>



<p>Un arbre absorbe du dioxyde de carbone (CO<sub>2</sub>) pendant sa croissance. Mais lorsqu’il meurt et se décompose, tout le CO<sub>2</sub>&nbsp;est relâché dans l’atmosphère. De même, si une forêt est détruite, tout le carbone accumulé est relâché. Cela se produit en quelques décennies.</p>



<p>En théorie, une forêt mature (qui ne grandirait plus) n’absorbe pas davantage de CO<sub>2</sub>&nbsp;qu’elle n’en émet. Les organismes qui décomposent les arbres morts relâchent autant de CO<sub>2</sub>&nbsp;que les arbres en croissance en absorbent par photosynthèse.<sub>&nbsp;</sub>Cependant, même les forêts anciennes de notre planète continuent d’augmenter en masse. Des études montrent qu’<a href="https://www.encyclopedie-environnement.org/en/life/role-forests-planet-carbon-balance/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">elles continuent à stocker du carbone</a>. Les causes sont encore mal comprises.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ou-planter-des-arbres">Où planter des arbres ?</h3>



<p>L’important n’est pas juste de semer des graines, mais de savoir&nbsp;<strong>où</strong>&nbsp;planter des arbres.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Planter dans une forêt déjà mature n’a que peu d’impact.</li>



<li>Planter sur des terres agricoles signifie qu’il faut réduire la surface dédiée à l’agriculture.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXfoHHUvn5NU-1KfSLsNr8uO1iH0D8AVfHVH3KJHgwtn8jvPfv7CnwD0Q4gao2LL222VC2YGMmpU0v-o-Au9HcICgoMn7zxO4t5Ir8nVnu0_-Aabke1jejufH37FgBGY5ThNYw8X?key=g0_PoTfLwYohi2uuKjAohnl4" alt="" style="width:500px"/></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center">Source:&nbsp;<a href="https://ourworldindata.org/global-land-for-agriculture" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FAO 2019</a>&nbsp;/ Hannah Ritchie, Max Roser&nbsp;</p>



<p>Si l’on reboisait&nbsp;<strong>toutes</strong>&nbsp;les terres agricoles du monde, cela stockerait l’équivalent de 50 ans d’émissions actuelles de CO<sub>2</sub>. Ce n’est évidemment pas réaliste, nous n’aurions plus de nourriture, mais il est possible de récupérer une partie de ces terres en réduisant la production de viande. Élever des animaux consomme environ&nbsp;<a href="https://ourworldindata.org/land-use-diets">5 à 50 fois plus de surface</a>&nbsp;que produire des protéines végétales. Un calcul un peu plus réaliste montre que si on plantait des arbres partout où c’est possible, on compenserait environ&nbsp;<a href="https://science.nasa.gov/earth/climate-change/examining-the-viability-of-planting-trees-to-help-mitigate-climate-change/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">20 ans d’émissions</a>.</p>



<p>D’un autre côté, certaines zones comme les prairies tempérées stockent aussi bien, voire mieux, le carbone qu’une forêt. Planter des arbres n’est pas désirable dans tous les cas.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-solution-lente">Une solution lente</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXcSdUmmS52A1WB7laG047HHjkUB17lDFYMkwVyvOkIgRaoQwLbp4dLA28NzDW0CKIVZ1a8WkZBemrtAzirA6Cp_Y5DtvETPq-EJVKOPbYZoowhF_ajZJxH66CeX53OdeYYklzJo4w?key=g0_PoTfLwYohi2uuKjAohnl4" alt="" style="width:500px"/></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center">Source :&nbsp;<a href="https://www.ipcc.ch/report/ar3/wg3/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">GIEC TAR WG3 Chap.4 Table 4.1 (2001)</a></p>



<p>Créer une forêt prend du temps :<strong>&nbsp;100</strong>&nbsp;à&nbsp;<strong>200 ans</strong>&nbsp;pour atteindre un stockage maximal du carbone. Au début, une forêt en croissance peut même être une source de CO<sub>2</sub>. Elle ne commence vraiment à absorber du carbone qu’après plusieurs décennies.</p>



<p>Par un petit calcul très approximatif, on se rend compte que si l’on reboisait&nbsp;<strong>25 % des terres agricoles</strong>, cela compenserait environ&nbsp;<strong>6 %</strong>&nbsp;des émissions actuelles par an pendant 200 ans.. mais commencerait seulement dans 30 ans. À titre d’exemple, pour que le Royaume-Uni compense totalement ses émissions, il lui faudrait planter une forêt&nbsp;<a href="https://www.carbonindependent.org/76.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">six fois plus grande que son propre territoire</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-preserver-les-forets-existantes-est-encore-plus-crucial">Préserver les forêts existantes est encore plus crucial</h3>



<p>Les forêts anciennes absorbent du carbone et jouent un rôle écologique majeur. Les détruire pour replanter ailleurs est une&nbsp;<strong>mauvaise</strong>&nbsp;idée : un arbre met des décennies à accumuler du CO<sub>2</sub>, tandis qu’une déforestation libère tout le carbone stocké.</p>



<p>Si on transforme une terre agricole en forêt, il faut éviter que cela pousse à déforester ailleurs pour compenser la perte de surface agricole. Autrement, on aurait un&nbsp;<strong>bilan carbone positif&nbsp;</strong>au lieu d’un gain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-reduire-les-emissions-avant-tout">Réduire les émissions avant tout</h3>



<p>Les arbres aident, mais la priorité reste de&nbsp;<strong>réduire nos émissions</strong>. Pour cela, plusieurs solutions sont connues :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Mieux isoler les logements, utiliser des moyens chauffage moins émetteurs (comme la pompe à chaleur), éviter les nouvelles constructions</strong></li>



<li><strong>Éliminer le pétrole et le charbon, limiter fortement les transports</strong></li>



<li><strong>Réduire la consommation de viande, favoriser l’alimentation locale</strong></li>



<li><strong>Moins consommer de biens et services</strong></li>



<li><strong>Développer une électricité sans carbone</strong></li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXf7-lQHDE_LXgfO8QMbcOjXZx7wYkWXoMoiDz-AguGrrxuPkuwjfde-ed_AlSOTh8r89cYjxHy-x8dRW9d9FsXNwz7OE1JCbycHOLAGb4ufCg3CLSiCvx7rKt0dIMnzGfxK11xt?key=g0_PoTfLwYohi2uuKjAohnl4" alt="" style="width:800px"/></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center">Source :&nbsp;<a href="https://www.carbone4.com/analyse-myco2-empreinte-carbone-moyenne-2021" target="_blank" rel="noreferrer noopener">myco2 – empreinte carbone moyenne-2021</a></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-technologie-ne-nous-sauvera-pas-seule">La technologie ne nous sauvera pas (seule)</h3>



<p>Si certaines avancées technologiques peuvent aider, il n’existe&nbsp;<strong>pas de solution miracle</strong>. Chaque technologie prend du temps à mettre au point et à déployer. Par exemple, le nucléaire, après&nbsp;<strong>70 ans de développement</strong>, ne fournit que&nbsp;<strong>9 % de l’électricité mondiale</strong>&nbsp;(soit environ&nbsp;<strong>2 % de l’énergie totale consommée</strong>). Or, nous avons&nbsp;<strong>30 ans</strong>&nbsp;pour transformer notre mode de vie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-conclusion">Conclusion</h3>



<p>Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) estime que, pour rester sous&nbsp;<strong>1,5 ou 2°C</strong>&nbsp;de réchauffement, il faudrait réduire nos émissions à&nbsp;<strong>2 tCO</strong><strong><sub>2</sub></strong><strong>&nbsp;par personne et par an d’ici 2050</strong>&nbsp;(contre environ&nbsp;<strong>10 t</strong>&nbsp;en Europe et&nbsp;<strong>20 t</strong>&nbsp;aux États-Unis). Le reboisement fait partie des solutions, mais&nbsp;<strong>seulement si les émissions sont drastiquement réduites en parallèle</strong>.</p>



<p><strong>En résumé : planter des arbres est utile, mais ce n’est pas une excuse pour ne rien changer à nos modes de vie !</strong></p>
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